Envoyer une carte virtuelle

La carte de vœux n'a pas disparu, elle a changé de support. Là où l'on envoyait 100 cartes papier fin décembre, on envoie aujourd'hui un message, une image animée ou un lien. La forme est différente ; l'intention est la même, et c'est elle qui compte pour celui qui reçoit.
Comment cela fonctionne
Le principe est resté simple. On choisit un visuel, on remplit un formulaire (nom et adresse du destinataire, son propre nom, le message), on prévisualise, on corrige, on envoie. Le service adresse alors au destinataire soit la carte elle-même, soit un lien vers une page qui l'affiche.
La différence entre ces deux modes n'est pas anodine. Une carte envoyée par lien reste hébergée chez le prestataire et disparaît à l'expiration du lien, souvent après quelques semaines. Une carte envoyée en pièce jointe ou intégrée au message reste chez le destinataire. Si l'on tient à ce que la carte soit conservée, mieux vaut le second mode.
Vérifier l'adresse, toujours
C'est la première cause d'échec, et elle est banale : une lettre de travers dans l'adresse électronique, et la carte part dans le vide sans que personne ne s'en aperçoive. Beaucoup de services envoient un accusé de lecture quand la carte a été ouverte ; c'est le seul moyen de savoir, et il vaut la peine de l'activer.
Deuxième obstacle : les filtres. Une carte envoyée par un service inconnu avec un objet racoleur atterrit en indésirable. Prévenir le destinataire par un autre canal règle le problème en une phrase.
Personnaliser sans surcharger
Les cartes les mieux reçues sont courtes et précises. Un message qui mentionne quelque chose de particulier (un projet, une rencontre, une date) vaut mieux qu'une formule générique aussi longue soit-elle. Une photographie personnelle bat n'importe quelle illustration achetée.
Sur la forme : une image animée pèse lourd et s'affiche mal sur les messageries anciennes ; une musique qui démarre toute seule est le meilleur moyen de faire fermer la page. Une image fixe et un texte suffisent presque toujours.
Les précautions utiles
Les services gratuits se rémunèrent d'une manière ou d'une autre. 3 points se vérifient avant d'entrer une liste d'adresses : le service conserve-t-il le carnet d'adresses fourni, revend-il ces données, et demande-t-il l'accès à votre messagerie pour « inviter vos contacts », cette dernière demande est à refuser systématiquement.
Côté destinataire, les cartes virtuelles ont servi de prétexte à des campagnes malveillantes : un message annonçant une carte d'un expéditeur anonyme, avec une pièce jointe exécutable ou un lien vers un domaine inconnu, se supprime sans l'ouvrir. Une carte légitime nomme toujours son expéditeur.
Papier ou écran
La carte électronique est immédiate, gratuite, et ne coûte ni papier ni transport. La carte papier se pose sur une étagère et reste là un mois. Beaucoup de gens font les deux : l'écran pour le grand nombre, le papier pour les quelques personnes à qui l'on veut donner un peu plus de temps. C'est sans doute le bon partage.